Comment être libéré(e) d’une dépendance affective ?

La dépendance est l’état d’une personne qui est soumise à l’influence d’une chose ou d’une autre personne.
Il y a une notion d’assujettissement dans la dépendance.
En effet, la personne dépendante devient complètement incapable de se mouvoir, de réfléchir ou de prendre des décisions la concernant, en l’absence ou sans le consentement de la source de sa dépendance.
Progressivement, mais sûrement, la personne dépendante finit par perdre toute autonomie.
Il existe plusieurs types de dépendances : la dépendance affective, psychologique, physique, ou financière,… Cependant, elles ont toutes quelques points communs :
  • elles s’installent de façon progressive et insidieuse,
  • elles ôtent toute capacité de réflexion,
  • elles privent de liberté (les personnes sont comme liées),
  • il n’est pas possible de s’en sortir sans l’aide d’une force plus grande encore que celle qu’exerce la personne ou l’objet de la dépendance.
Je parlerai ici de la dépendance affective.

Qu’est ce qui crée une dépendance affective ?

Plusieurs causes peuvent finir par engendrer cet état de dépendance. Toutefois, il n’est pas anodin de constater que ces causes sont inhérentes à l’état émotionnel sous-jacent de la personne dépendante.
Parmi ces causes, on peut citer:

La peur:

En raison de ses peurs, la personne dépendante voudrait que d’autres interviennent à sa place. Elle tend ainsi à faire peser ses responsabilités sur les autres.
La personne n’a pas le courage de ses opinions et de ses convictions. Pour ne pas perdre l’affection ou l’approbation d’autrui, elle pense comme lui. Finalement, elle n’a plus d’opinions propres, ni de certitudes personnelles. La personne a peur d’être abandonnée, laissée seule, c’est-à-dire livrée à elle-même. Elle craint la solitude, la privant du soutien et de l’appui de l’autre.

Le manque d’assurance:

La personne dépendante a du mal à prendre des décisions personnelles. Son insécurité la fait hésiter, tergiverser, revenir souvent sur ses décisions. Les décisions à prendre l’angoissent. La personne ne se préoccupe que du regard des autres : la réaction des autres (réelle ou imaginée) devant ce qu’elle est et devant ce qu’elle fait détermine sa conduite.

L’instabilité émotionnelle:

La personne instable émotionnellement est dominée par ses émotions, qui la font souvent passer d’un extrême à l’autre, sans raison apparente. Dans ce cas, le yoyo émotionnel débouche sur une dépendance affective car les émotions de la personne (la joie, la colère, la tristesse…) sont directement liées à ce qu’elle perçoit des autres vis-à-vis d’elle, que cela soit fondé ou pas.

Comment sortir d’une dépendance affective ?

1. La prise de conscience

La dépendance n’est pas une chose saine lorsque celle-ci nous prive de notre liberté et nous impose nos émotions.
Ainsi, comme pour une maladie, il faut déjà dans un premier temps arriver à reconnaître que la situation vécue n’est pas saine. Une maladie pour être bien traitée doit d’abord être clairement identifiée. De même, le processus de délivrance d’une dépendance ne commence vraiment que lorsque nous reconnaissons que ce que nous vivons nous fait plus de mal que de bien.

2. Il faut avoir la volonté d’en sortir

Il faut désirer aller mieux.
Après avoir pris conscience du vice de l’état dans lequel nous étions, il faut en avoir marre d’être dans cet état.
Il faut arriver au point où on fait un rejet de ce qu’on vit et de ses conséquences.
Tant qu’une partie de nous continuera à chérir cette dépendance, nous ne trouverons jamais la force nécessaire et suffisante pour en sortir.
Cette volonté amène la soif de changement qui grandit progressivement.
C’est ce désir ardent de voir les choses changer en mieux dans nos vies qui va nous conduire l’étape suivante.

3. Il faut prendre une décision

L’esprit en nous peut être très volontaire, mais si la chair ne suit pas cela ne sert à rien.
Une bonne volonté ne suffit pas à passer à l’action. C’est une prise de décision ferme qui permet de le faire.
Dans ce cas, que répondre à tous ceux qui se disent :  » Je veux vraiment le faire mais je n’y arrive pas!  » ou  » Je veux bien mais je ne sais pas quoi faire ? « 
J’ai une bonne nouvelle pour eux.
L’Esprit de Dieu en nous est fort. Seulement, c’est à nous de décider de lui donner les pleins pouvoirs pour agir en nous. Et cela s’appelle Lâcher prise.

4. Lâcher prise entre les mains de Dieu.

Il est difficile pour les êtres humains de lâcher prise car nous avons toujours tendance à vouloir contrôler, comprendre ou expliquer.
Lâcher prise est considéré par certains comme un aveu de faiblesse. Et justement, la personne dépendante est considérée comme étant faible car elle a abandonné son autonomie et sa capacité de réflexion à autrui ou autre chose.

Ceci est complètement faux quand il s’agit de Dieu !

Il n’est pas un Homme pour agir et réagir au gré de ses humeurs !
Il n’y a en lui pas l’ombre d’une variation. Il est fidèle, constant et il nous aime vraiment. Nous pouvons donc, sans crainte de nous laisser abuser, nous en remettre entièrement en lui.
Laisser Dieu être au contrôle est au contraire l’expression d’une très grande force, car cela révèle que nous avons désormais laisser celui qui est plus fort que tout agir en nous.
« En effet, l’Esprit Saint que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides. Au contraire, cet Esprit nous remplit de force, d’amour et de maîtrise de soi. » 2 Timothée 1:7 (PDV)
C’est l’Esprit de Dieu qui fait cela en nous. C’est lui qui nous rend forts.
De plus, Jésus dit en Matthieu 11:28-30, qu’il ne cherche pas à nous dominer. Mais lorsque nous décidons de lui confier ce qui pèse sur nos cœurs, il nous donne en échange un fardeau léger, facile à porter, qui nous donnera le repos dont nous avons besoin.

5. Il faut garder la foi.

La foi est une conviction, une ferme assurance que ce qu’on désire ardemment va se réaliser.
Mais ce n’est pas tout.
La foi lorsqu’elle est présente nous amène à nous comporter comme si nous possédions déjà ce que nous espérons.
Alors la personne dépendante agira comme si elle était libre de toute dépendance par la foi ! Elle ne pensera plus dépendance mais liberté. Elle ne craindra plus de replonger, mais réfléchira chaque jour sur comment jouir au maximum de la joie et de la liberté qui lui ont tant manquées.

Et toi, où en es-tu actuellement ?

As-tu identifié des situations de dépendance affective dans ta vie ?

 N’hésite pas à me contacter pour en parler !

Affectueusement, 

Isa.

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