The place to be

Pourquoi, dans un panier, c’est toujours le fruit pourri qui contamine les fruits sains, et non les fruits sains qui « contaminent » le fruit pourri ?

En pensant une fois de plus au corps humain, je me suis demandée :

Pourquoi le microbe peut-il influencer le corps (en le rendant malade), tandis que le corps ne peut influencer le microbe (en le rendant inoffensif) ?

Hum,…Isabelle et ses questions ! Toujours en train de vouloir remettre en cause la nature des faits…

Non pas du tout. J’aimerais juste comprendre. Et voilà que la Pharmacienne en moi se met à me rappeler quelques notions de Biologie.

Nous vivons tous avec des microbes en nous. Ce sont les  « gentils microbes ». Ils font partie de nous, participent à notre santé et l’équilibre de notre organisme. Et nous le leur rendons bien, puisqu’en nous ils trouvent aussi ce dont ils ont besoin pour s’épanouir. Il s’agit d’une association à bénéfices réciproques. Une modification de leur population peut entraîner de sérieux désagréments sur notre bien-être au quotidien ; ceux qui prennent des antibiotiques régulièrement peuvent en témoigner.

Nous sommes malades lorsque nous sommes visités par un microbe ne faisant  pas partie de cette première catégorie. Il devient pathogène, c’est-à-dire nocif pour notre organisme. Ailleurs dans la nature, il vit et se multiplie sans nous poser de problème. Mais quand il arrive en nous, lieu différent de son habitat naturel, il cherche à vivre comme chez lui, recherchant en nous ce dont il a besoin, puisant dans nos forces pour vivre et se multiplier. Cette association s’établit à nos dépens. Et là, plus rien ne va.

Il ne s’agit donc pas tellement de la nature du microbe, puisqu’au fond nous constatons qu’il n’est ni bon ou ni mauvais. Mais il s’agit de sa place. Le lieu où il s’établit détermine s’il est inoffensif ou pathogène. Pour revenir à notre panier de fruit, un fruit pourri n’a donc rien à faire au milieu de fruits sains et inversement.

La nature d’une chose lui impose le lieu où elle doit être, son « Place to be ».

Si nous appliquons cette réflexion à l’Être Humain, nous comprenons que nous jugeons très souvent les personnes à tort, lorsque nous les plaçons dans la catégorie des bons à rien ou de ceux qui sont incapables de bien travailler ou de bien agir. Le fait est que généralement, nous (et elles aussi malheureusement) ne nous sommes pas demandés si elles étaient au bon endroit pour manifester le meilleur d’elles !

Chacun ne peut donner que ce qu’il a. Mais pour y arriver, il faut déjà être conscient de ce que nous avons à donner pour le proposer à ceux qui en ont besoin. Le problème se pose lorsque nous nous obstinons :

  1. A demeurer là où nous ne trouvons pas les ressources dont nous avons besoin pour notre épanouissement.
  2. A demeurer là où le meilleur de nous n’est pas pleinement manifesté.

Dans ce cas, devenons comme un microbe pathogène qu’il faut absolument détruire pour que le milieu retrouve son équilibre vital.

Normal !

 

Un encouragement :

Chaque création possède la forme et la fonction que lui donne son créateur. Pour avoir une juste appréciation de nous-mêmes, demandons à Dieu, notre Créateur, de nous permettre de voir notre reflet dans ses yeux. Comme dans un miroir, nous nous verrons tel que nous sommes réellement, et nous serons capables, par la force qu’il nous donne, d’offrir aux autres le meilleur de nous, au bon endroit, au bon moment.

Soyons encouragés.

Isa.

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