Avoir confiance en (Christ en) soi.

J’ai longtemps pensé qu’être différente était une tare. Du coup, je vivais
ma différence comme un problème.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un peu de mal à me
fondre dans la masse. Pas à cause d’une quelconque particularité
physique, mais plutôt à cause de ma façon de penser.
Me sentir différente des autres était un poids que je supportais
difficilement, tant il pesait sur mon cœur à cause de l’incompréhension qui
en découlait.

Je me suis alors efforcée pendant longtemps à faire « comme tout le
monde », penser « comme tout le monde », et cela m’aidait à me sentir
« normale ».

Quand j’ai donné ma vie à Christ, cette ancienne attitude n’a pas
tellement changé. Désormais, j’essayais de me conformer aux « standards
chrétiens », selon les « critères du Royaume », afin d’en être une
« citoyenne exemplaire ».

J’en ai pourtant consommé des enseignements parlant de l’identité et de
l’autorité du chrétien. Mais le résultat était là, j’étais toujours prisonnière
de la crainte de « ne pas être comme les autres ». Et puisque ça ne
coulait pas de source, la culpabilité m’a progressivement gagnée.
Je me sentais coupable de devoir m’efforcer de ressembler aux autres, de
rentrer dans le moule pour ne pas me sentir exclue, je me disais que si ça
ne vient pas naturellement, c’est qu’il doit vraiment y avoir quelque chose
qui cloche chez moi !

Cependant, le problème n’était pas l’enseignement, mais plutôt ce sur
quoi reposait ma foi.

Lorsque, épuisée et désespérée, je me suis enfin décidée à véritablement
crier à Dieu, sans détours, sans styles, sans protocoles et sans artifices, j’ai compris qu’en réalité je plaçais ma confiance dans l’enseignement
plutôt qu’en Christ.

Je plaçais ma confiance dans la clé, plutôt qu’en celui qui est la Porte.
Je revêtais l’apparence de piété tout en rejetant ce qui en est la force,
l’attachement à Christ.
Décider de m’attacher à Christ m’a été salutaire. En effet, Christ c’est la
Vérité, et la Vérité lorsqu’elle est acceptée, rend Libre.

Jésus n’essayait pas de se conformer à la société. Il était qui il était à
cause du Père qui vivait en Lui. Et faire la volonté de celui qui l’avait
envoyé était l’essence de sa vie.
Jean 4 :34, PDV « Jésus leur dit : Dieu m’a envoyé dans le monde. Ma
nourriture, c’est de faire ce que Dieu veut et de réaliser jusqu’au bout le
travail qu’il m’a confié. »

Alors, m’attachant à Christ, je choisis de laisser sa vie couler en moi, car
sans lui, je ne peux effectivement rien faire. La branche qui s’épanouit est
celle qui fleurit et porte des fruits. Pour y arriver, elle doit non seulement
rester attachée à l’arbre, mais aussi laisser la vie de l’arbre, la sève,
irriguer chacune des ses artères. Ce n’est certainement pas en essayant
de produire des fruits par elle-même qu’elle y arrive. Mais c’est
assurément en laissant une pleine et totale liberté à la sève de couler en
elle.

De la même façon, me détacher de moi, de ce que je veux être, de ce
qu’on dit que je dois être, pour m’attacher à Christ c’est choisir d’abaisser
toute résistance pour laisser sa vie couler librement en moi et porter SON
fruit, pas celui que je veux produire.

Je cesse de chercher comment avoir confiance en moi pour faire confiance
en Christ en moi. Et cela fait une énorme différence. Car désormais,
puisqu’il ne s’agit plus de moi, je n’ai plus à supporter le poids de la
frustration et du manque d’assurance.

En le laissant en moi respirer, je voyage plus léger.

En M’ATTACHANT à lui, je suis LIBRE.

Libre d’être qui il est en moi.

Extrait du livre « Vous serez réellement libres . Des chrétiens libres et épanouis pour être pertinents et crédibles . »

Disponible gratuitement dans l’info-groupe whatssap du blog (rubrique « médias du groupe »)

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Affectueusement,

Isa.

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