La prospérité du chrétien.

La prospérité ! L’un des sujets qui suscitent le plus d’intérêt, de controverses, et déchaînent le plus de passions dans l’Eglise aujourd’hui.

Ce mot est principalement employé actuellement pour parler de l’aisance matérielle et financière du chrétien. C’est donc de l’aspect financier de la prospérité que je parlerai dans cet article. Je vais ici vous partager mon point de vue sur la question de la prospérité financière du chrétien.

Dieu n’a aucun problème avec la prospérité (spirituelle, matérielle, financière, santé) de ses enfants.

Cependant les questions sont:

  • Que mettons-nous exactement dans le mot prospérité aujourd’hui ?
  • La vie abondante dont Jésus parle en Jean 10, en quoi consiste t-elle concrètement ?

L’enseignement qui se répand de manière virale de nos jours, est celui qui dit aux chrétiens qu’en tant qu’enfants de Dieu, ils sont appelés à être riches. On nous dit que c’est la volonté de Dieu que nous possédions tout ce que nous désirons, et que si nous n’y arrivons pas, c’est à cause de notre manque de foi.

Où trouve t-on cela dans les écritures ? Même dans l’Eglise primitive il y avait des pauvres, heureux mais pauvres quand même ! Paul décrit les chrétiens de l’Eglise de Macédoine comme vivant dans une « extrême pauvreté », mais étant extrêmement riches de coeur.

Je pense qu’il est important d’étudier le sujet de la prospérité sous une bonne perspective biblique, en étant sincèrement disposé à écouter ce que le Seigneur nous communique à ce sujet.

Je trouve dommage, triste, voire même révoltant, de constater à quel point certains chrétiens peuvent se sentir juger, coupables, tristes, petits, ou dévalorisés, lorsqu’ils n’arrivent pas à répondre à un « appel au don » spécial. Ils ne comprennent pas que le Seigneur est plus intéressé par l’attachement de leurs coeur à Jésus, que par le montant de leurs offrandes.

Dieu aime ceux qui donnent avec Joie, pas forcément ceux qui donne beaucoup.

Pour beaucoup de Chrétiens, quand arrive le moment des offrandes, ils donnent de l’argent parce qu’ils s’attendent à recevoir beaucoup en retour, ou bien parce qu’ils ressentent une pression et redoutent d’aller à l’encontre de « ce que dit la Bible ». Pourtant existe-t-il un seul passage dans la Parole de Dieu dans lequel Jésus ou les apôtres parlent de « prospérité » au sens purement matériel du terme ?

Il est certain que Dieu a promis de prendre soin de nous (Matthieu 6:25-26) : cela montre Son cœur pour Son peuple et Sa vision pour le Royaume. Mais la Bible n’est pas un manuel de développement de techniques et de principes que les prédicateurs pourraient utiliser pour demander de donner de l’argent, en promettant qu’on serait béni par Dieu en retour !

Il est question d’Amour ! Donner n’est ni un principe, ni une stratégie, ni une obligation, ni une loi.

La volonté de Dieu pour son enfant, est que le Chrétien ait un coeur disposé à être un témoignage au milieu d’un monde incrédule. En effet, un chrétien qui aime Jésus, qui est reconnaissant pour son salut et qui a vu sa vie être changée a tout naturellement le désir de donner. Il n’apporte pas son offrande parce qu’il doit le faire ou parce que quelqu’un lui a dit combien ou comment donner. Il ne donne certainement pas non plus uniquement pour être béni en retour, mais avant tout parce qu’il aime Jésus et Son Royaume.

Il est d’ailleurs prêt à faire des sacrifices bien au-delà d’un quelconque pourcentage préétabli ou d’une somme fixée à l’avance. Il donne avec joie dans le Royaume, selon ce que le Saint-Esprit lui demande de faire. Un tel chrétien peut donner avec libéralité même dans des moments d’extrême pauvreté, comme les églises de la Macédoine (2 Corinthiens 8). Il vit en ayant la foi que Dieu va pourvoir à ses besoins personnels, puisque son cœur est pour le Royaume (Matthieu 6:33).

En quoi consiste la prospérité selon le coeur de Dieu ?

On trouve dans la Bible un passage dont la plupart des chrétiens ont un jour entendu parler quand le sujet des offrandes et de la prospérité est abordé. De mauvaises interprétations en ont été faites car cette référence a bien souvent été sortie hors de son contexte.

Dans 3 Jean 2-8, nous lisons : « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. »

En fait, ici, l’apôtre Jean loue Gaïus pour le cœur, l’amour et l’intérêt qu’il manifeste pour le Royaume, et pour son hospitalité envers le peuple de Dieu. N’est-il pas tout à fait normal que Jean souhaite que Dieu bénisse un homme avec un tel cœur ? L’apôtre Jean veut que Gaïus prospère dans tous les domaines car il sait que tout ce que cet homme recevra de la part de Dieu, il l’utilisera pour bénir ses frères et sœurs et que ce sera au bénéfice du Royaume. Alors comment se fait-il que, partant de ce contexte spécifique, on en soit arrivé à déclarer que c’est la volonté de Dieu, Son but et Son plan, que tous les chrétiens prospèrent – dans le sens de « deviennent riches »– et qu’ils puissent tous s’attendre à recevoir au centuple en retour, à condition de donner à tel prédicateur ou pour tel projet ? Ce n’est absolument pas scripturaire !

Pourtant, ce que nous pouvons dire sans l’ombre d’un doute, c’est que Dieu veut bénir et permettre, à chaque chrétien qui, comme Gaïus, a un cœur pour le Royaume et manifeste l’hospitalité envers ses frères et sœurs, le peuple de Dieu, de prospérer, sans que cela signifie qu’il doive nécessairement devenir riche.

Une attitude de coeur.

Je me permets de te communiquer le fond de ma pensée.

Si tu te crois obligé de donner à Dieu un certain pourcentage de vos revenus, tu n’as pas encore pleinement compris la profondeur de ce que Jésus-Christ a accompli à la croix, et la liberté qu’Il nous a acquise.

Il nous a libérés des prescriptions de l’ancienne alliance. Aujourd’hui, nous sommes libres de donner selon notre cœur, suivant la direction du Saint-Esprit.
Quand on lit la déclaration de l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 9:7 en la replaçant dans son contexte, on peut voir quel genre de cœur anime le chrétien de la nouvelle alliance : « Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. » Ce verset ne donne certainement pas l’image d’un chrétien craintif et réticent, obligé de donner parce que c’est ce qu’on attend de lui ou parce que le montant de son offrande sera connu.

Libres d’aimer et de servir.

Les chrétiens des églises de la Macédoine étaient capables de donner dans un état d’extrême pauvreté ; c’est le fruit d’un évangile qui les avait conduits à donner leur vie, à renoncer à eux-mêmes, à se charger chaque jour de leur croix et à suivre Jésus. Leur générosité venait de l’œuvre de l’Evangile dans leur cœur et non d’une manipulation émotionnelle. Ils désiraient ardemment prendre part à un projet qui était spirituel et au bénéfice du Royaume et des autres chrétiens.

Le but de cet article n’est pas que tu te sentes confus ou coupable au regard de ce qui a été fait par le passé. Mais je sais que si tu le lis actuellement, c’est que, comme moi, tu es certainement en quête de vérité sur ce sujet. Et tu as raison, car c’est la vérité, celle de l’Évangile simple, qui libère totalement.

Ma prière, c’est que le Seigneur ouvre davantage les yeux de ceux qui ont la volonté de voir, afin qu’ils connaissent le cœur de Dieu sur cette question et sachent quelle est la saine doctrine selon Sa parole, afin que par Sa grâce et selon la direction du Saint-Esprit, nous puissions Le servir librement avec nos finances.

Le chrétien prospère…

Psaumes 1: L’arbre prospère est celui qui reste planté près du courant d’eau et nulle part ailleurs. Il reste connecté à la source intarissable d’où il puise tout ce dont il a besoin. Son feuillage demeure vert quelque soit la saison. Il est donc résistant. Et il porte du bon fruit au temps convenable. Il est donc fructueux en sa saison.

Jean 15: La branche prospère est celle qui non seulement reste attachée à l’arbre, mais en plus porte du fruit. C’est elle qui est taillée (et ça fait mal !) par le vigneron afin de porter encore plus de fruits. Elle reconnaît que sans cette connexion à l’arbre, aucune vie ne peut se développer en elle. Et c’est ce qui lui assure de prospérer, au temps convenable.

Notre Père céleste n’est pas contre la prospérité de ses enfants. Il est d’ailleurs le premier à assurer « qu’il fait tout pour le bien de ceux qui ont de l’amour pour Lui et qui sont appelés selon Son dessein. » Romains 8:28.

Mais que mets-tu, toi, dans ce terme de prospérité ? Pour quelles raisons souhaites-tu prospérer ? Que comptes-tu en faire ?

Ce que je constate dans la Bible, c’est que les personnes à qui le Seigneur a accordé des bénédictions matérielles et financières n’avaient pas demandé ou prié pour cela. Cependant, elles avaient toutes disposé leurs coeurs à obéir et servir fidèlement le Seigneur en toute circonstance.

Le coeur…

Affectueusement,

Isa.

Commentaires

  1. DJIPPE

    sois d’avantage bénie ma sœur. chaque fois que je te lis, je suis dans la joie à cause de la vérité de la parole que tu mets en lumière.

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